La photographie en lumière naturelle

 

Être photographe, c’est avant tout savoir capter la lumière. Pas de lumière, pas de photo et ce depuis les débuts de la photographie vers le milieu des années 1800. D’ailleurs, le processus de prise d’image est à 65 % identique à ce qui se faisait à l’époque. En gros, il faut une boîte qui laisse passer de la lumière par un trou d’une dimension x. Cette lumière peut être soit naturelle (le soleil) soit artificielle (une source d’éclairage créée par l’homme, par exemple un flash) soit un mélange des deux. La technologie a bien évolué depuis l’invention de la photographie mais le principe demeure le même.

 

Dyade photo fait presque exclusivement de la photographie en lumière naturelle et rarement au flash. On trouve que l’utilisation de ces derniers, bien que inévitable dans certaines conditions intérieures où la lumière naturelle fait défaut, donne une ambiance trop impersonnelle. Sans compter à quel point ça devient dérangeant pour les personnes photographiées. Et comme on fait des photos en mouvement, ça devient vite compliqué de gérer l’intensité et la portée des flashs.

 

C’est pourquoi on privilégie la photographie en lumière naturelle. Pour nous, être bousculés et travailler avec les éléments en place devient une source d’adrénaline et de créativité. On adore s’adapter aux caprices (ou aux élans de bonté) de Dame Nature, car ça nous permet d’être toujours sur le qui-vive et de rester sensibles à tout ce qui nous entoure.

 

Contrôler la lumière naturelle

 

Se laisser bousculer, ne veut pas dire qu’on ne contrôle rien, bien au contraire. On peut contrôler la quantité de lumière qui entre dans notre boîtier lors de l’exposition, la durée de cette exposition ou l’angle avec lequel la lumière entre dans la lentille… Et c’est sans compter que l’on peut privilégier une certaine heure du jour, accentuer ou non la température de cette lumière selon qu’elle est froide ou chaude ou diffuser cette lumière en utilisant les éléments naturels qui nous entourent.

 

Pour rendre ça plus clair, on a pensé vous montrer trois exemples différents de photographie en lumière naturelle qui prouvent et démontrent parfaitement l’importance d’être attentif à la lumière, pour accentuer l’émotion ou centrer sur l’action.

 

Un écrin de lumière naturelle chaude

 

On connaît bien la région du Kamouraska, dans le Bas St-Laurent, où cette photo a été prise. On voulait pour ces séance une lumière chaude et dorée enveloppante et pas du tout agressante afin de faire ressortir toute la connivence de nos mariés. On a donc choisi avec soin un lieu où les herbes hautes allait faire ricocher la lumière et devenir une toile de fond naturelle pour nos deux amoureux. Au loin, derrière les herbes, la froideur bleutée du fleuve est toute en contraste avec la chaleur de la lumière à l’avant-plan pour bien définir Carol-Anne et Bryan. Ça donne une image bien balancée. Cette photo a été prise en juin, le mois comptant le plus d’ensoleillement, et il était 6 h 30 le matin. Si on avait choisi de prendre la photo plus tard dans la journée, le soleil aurait été plus fort et plus haut dans le ciel et l’effet qu’on souhaitait obtenir n’aurait pas été au rendez-vous. De même, le résultat aurait été tout autre si on avait attendu au soir pour faire la séance. La lumière du coucher de soleil, bien que douce et chaude, n’aurait pas frappé nos amoureux dans le même angle. On aurait alors été en présence d’un contre-jour, l’effet aurait été magnifique mais très différent, un peu comme sur cette autre photo.

 

 

Une lumière changeante

 

Ces deux photos on été prises au même endroit à un intervalle de 20 minutes! Quand on dit qu’on carbure à l’adrénaline que nous procure la lumière naturelle… Ces photos ont été prises à la mi-octobre à Grandes-Bergeronnes sur la Haute-Côte-Nord. On avait donné rendez-vous à Marie-Justine vers 8 h 30. On savait qu’il y avait des risques de pluie, mais on voulait jouer avec un ciel dramatique et on a tellement pas été déçus. En 20 minutes, on a eu droit à un lever de soleil apaisant suivi de nuages remplis de mélancolie. Pendant quelques minutes seulement, on a eu droit à un Fleuve-Saint-Laurent de couleur turquoise. Les Caraïbes au nord du 45e parallèle! Juste au-dessus de nous, les nuages n’étaient pas tout à fait opaques et laissaient passer quelques rayons de lumière. L’eau est devenue turquoise aux endroits les plus lumineux du fleuve. On n’avait jamais vu ça, cette grisaille donnant une uniformité lumineuse bien équilibrée à la photo.

 

 

Sous les feux de la rampe

 

Notre amie Catherine est une habituée de la scène, danseuse et chorégraphe de formation. Elle est venue expressément de Brossard pour immortaliser sa belle bedaine dans le majestueux Parc national du Bic. C’était début juin l’an dernier et on lui a dit que la séance aurait lieu le matin à 4 h 30. Oui oui! L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt! La météo annonçait du beau temps, mais il ne faut jamais s’y fier dans le Bas-du-Fleuve, l’air marin étant très changeant… Heureusement pour nous, la pluie de la nuit s’est dissipée au petit matin. Le soleil s’est montré quelques minutes seulement entre la montagne et le couvert nuageux, tel un spotlight mettant en vedette Catherine. Ce côté fragile et incontrôlable de la lumière naturelle est à la base de notre créativité. Si on avait fait la séance plus tard, on aurait manqué cette lumière chaude de lever de soleil. À preuve, cette autre photo a été prise justement à 5 h, le soleil ayant disparu à nouveau sous les nuages. L’ambiance est toute autre, remplie de mystère et de secrets.

 

 

On aime cette part insaisissable et imprévisible dans nos photos. Ça fait partie de qui nous sommes et de notre signature visuelle. On met toujours tout en oeuvre pour nous laisser inspirer par les éléments. Comme disent si bien nos collègues du magazine Beside : « La nature récompense les braves ».

 

Pour voir d’autres exemples de photographie en lumière naturelle, consultez notre galerie photo.

 

 

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